l’amour d’une mère ne mourra jamais

C’est l’histoire d’une femme âgée, malade et mal en point. Son histoire a commencé il ya près de 60 ans, alors qu’elle était jeune et pleine de vie, elle était l’objet d’envie des autres.

Elle eut son premier coup de foudre en rencontrant un beau jeune homme, bien éduqué, qui retourna à la maison après de longues années de labeur a l’étranger. La belle jeune fille fut rapidement séduite, ils se marièrent et vécurent une histoire d’amour qui dura trente ans. Leur histoire était merveilleuse et pleine de passion et d’innombrables réalisations. Leurs nombreux enfants étaient en bonne santé, heureux et bien éduqués, ils étaient la fierté du voisinage.
Malheureusement, tôt ou tard, toutes les belles roses finissent par se faner. Le jour arriva ou le chef de famille succomba à la vieillesse et la maladie, il mourut en laissant derrière lui une belle famille en deuil.

La femme, dans sa quarantaine, toujours capable d’élever et de prendre soin de ses enfants, se trouva dans une deuxième relation avec un bel homme beaucoup plus jeune. Il était charmant et plein de vie. Il accepta de s’occuper d’elle et de ses enfants et promit qu’il serait le PAPA idéal pour tous.
Mais ce qui commença comme une incroyable histoire d’amour, ne tarda pas à virer au cauchemar, non seulement entre l’homme et la femme, mais surtout avec ses enfants. L’homme devint vicieux et sans scrupules, il se commença à abuser de son pouvoir, il se mit à accumuler les richesses et les possessions. Petit à petit, la violence l’emporta sur la délicatesse et la dictature régna au sein du foyer qui fut un jour heureux. La femme, quant à elle, a senti le mal qui frappait ses enfants, mais trop faible pour agir et trop craintive pour parler, elle céda à la peur pour ses enfants et leur avenir.

Son inquiétude et sa tristesse prenaient de l’ampleur, alors que ses enfants haussaient la voix contre celui qui violait leurs droits et dérobait leurs biens. La tension entre le nouveau Père et les membres de la grande famille montait de plus en plus et les querelles se multipliaient jusqu’à atteindre le point d’ébullition. Les enfants se sont finalement soulevés violemment contre le soi-disant Chef de cette famille. Et un jour, et contrairement à toute attente, l’homme, craignant pour sa vie, prit la fuite en laissant derrière lui des enfants saouls de leur victoire.

Vieille et malade, la maman a lutté pendant près d’un an afin de rassembler ses forces et ses enfants autour d’elle. Ils étaient malheureux, ils se sont réveillés de l’euphorie du changement qu’ils ont imposé sur la réalité amère qu’ils ont peu ou pas de ressources, qu’ils ne peuvent pas trouver du travail, que certains sont malades, tandis que d’autres n’arrivent même pas à assouvir leur faim.
A cours d’ennemis, les frères se tournèrent l’un contre l’autre. La maman malades et âgée, regarde effarée ce qu’elle pensait être un cauchemar se convertir en réalité. Elle avait trop peur de voir son propre foyer se transformer en champ de bataille, et que ses enfants se trouveront obligés de payer le pris de sang que d’autres voisins lointains ont payé. Elle pensait que ses enfants étaient différents, qu’ils étaient assez éduqués et civilisés pour échapper à ce sort mortel, qu’ils l’aimaient assez pour lui épargner cette peine de les voir s’entretuer et démolir le foyer qu’elle a passé sa vie a bâtir.
Elle est maintenant alité et gravement malade. Elle a perdu tout espoir de guérir de ses maux. Elle ne peut plus supporter de voir ses enfants se battre sans cesse autour de ce qui autrefois les unissait. Elle déprima et succomba à la tristesse au point qu’elle souhaiterait la mort. A-t-elle encore en elle la force de mener une bataille de plus, a-t-elle le courage de s’engager dans cette dernière lutte de survie? Elle sait qu’elle l’a toujours fait, elle prie pour rassembler ses forces et se mettre debout encore une fois pour sauver ses enfants. Elle sait qu’elle en est capable, car c’est elle est : la Tunisie.

A MOTHER’S LOVE NEVER DIES

This is the story of a sick elderly woman. The story began nearly 60 years ago. She was young and full of life. She was the others’ emvy.

It was love at first sight. A handsome young man, well educated, returns home and quickly seduces her. They soon get married and begin a thirty year love affair. Their story was wonderful and full of exciting times and many accomplishments. Their many children were healthy, happy, well educated, and a model for others to follow.

Sadly, all good things come to an end sooner or later, and so did this love story. The Leader of the family succumbed to old age and sickness. He died leaving behind a great little family.

The woman, in her midlife and still capable of raising and caring for her children found herself in a second relationship with a much younger handsome man. He was charming and full of life. He agreed to look after her and the children and promised he would be the ideal DAD to all.

What began as another incredible love affair soon began to show strains, not just between the man and woman, but also with her children. He became inattentive and instead focused on the pursuit of power, possessions and dominance. At times he became violent and dictatorial. And behind her back, he exhibited ruthless traits of a man willing to rule the family at all costs. She sensed it, but too weak and fearful to speak out, as she was afraid for her children and their future.

Somehow and against all expectations, the children were becoming more voiceterous and more demanding of what was rightfully theirs. He resisted and tesions grew. She grew weary, worried, and sad.

Tensions began to mount and one year it reached a boiling point. The children finally had had enough and turned violently against the so-called father figure of this family. The feuds became violent and finally one day, fearing for his life, he ran away.

Old and sickly, she struggled for nearly a year to gather her strength and her children around her. They were unhappy. For they have little or no resources. They can’t find work. Some are sick, while others went hungry.

With no one to turn to, they turned against one another. This is what she had feared all along but was too afraid, sick and old to even imagine it. But, she did sense it coming – brother turning against his own brother. She had heard of such things happening in faraway places, but never imagined it in her home. Her children were different she thought. They loved each other. They were educated and civilized she reasoned.

She is now bedridden, gravely ill and sees no hope in her health getting better. She cannot bear the sight or the sound of her children constantly fighting over what once united them. She is depressed and sadly she wishes she was dead. Does she have it in her to fight one more battle, her toughest? She always did. She is Tunisia.

The Toika or the Triangle of Tragedy

Aristotle, in his studies of predisposition factors contributing to leadership failures, had discovered what I refer to here as the “triangle of tragedy and evil”. He discovered that, once combined, self induced intoxication of overly inflated ego, missing the mark, and lack of knowledge or inability to see the reality of their environment, lead to a loss of reality and eventual destruction. Viewed in this paradigm, the ANC, Nahdha, and the three presidents of Tunisia failed to see the attribution error they have committed. They failed to realize that if the people are not allowed to decide their own destiny, and democratic institutions are not given the opportunity to grow and build their resilience, the outcome is generally tragic for all.marzoukiMBJ

This is how you kill a country

There are many types of killers throughout the world and throughout history.
There are the master mind killers like Charles Mason, Idi Amin, and Adolph Hitler. There are those who strap themselves with explosives and go about killing innocent people, like that of September 11, 2001, or more recently the Boston Marathon. And finally, there are those who, many would argue are more dangerous and more cunning – they are the killer-politician-leaders, and they come in two flavors.
The first go about shaking hands and kissing babies to reach ultimate power. They transition from baby kissers to baby killers, all in the name of national security and self-preservation such as Israeli Prime ministers, Saddam Hussein in declaring war against Iran, Milosevic and his ethnic cleansing campaign against Muslims.
The second are those who never hold a gun, never make a military decision, and never sign a war act. They are presidents, parliamentarians, and ministers who make strategic economic and social decisions that do not necessarily kill people, but their hopes and aspirations.
What we are witnessing today in Tunisia is a sort of a mass killings, but not the kind that requires burials of bodies, rather burials of hopes and dreams….this is how to kill a country

Comment Tuer un peuple


Tout au long de l’histoire, l’humanité a été victime de plusieurs types de tueurs à travers le monde.
Il ya des tueurs « psychopathes » qui se délectent d’exterminer le genre humain comme Charles Mason, Idi Amin, et Adolph Hitler. Il ya ceux qui se chargent d’explosifs pour aller tuer des personnes innocentes, comme au 11 Septembre 2001, ou plus récemment au marathon de Boston. Et enfin, il ya ceux que certains qualifient des plus dangereux et plus rusés, il s’agit des tueurs qui se cachent sous le cap de leaders politiques, et on en distingue 2 types :
Le premier garde son masque de « leader populaire » en distribuant ses sourires à qui veut bien les apprécier, en serrant la main a qui veut bien la lui tendre et ce jusqu’à atteindre la puissance ultime. Le personnage paternel qui se réjouissait de marquer ses bisous sur les fronts des bébés se transformait, au nom de la sécurité nationale et l’instinct de l’autoprotection, en tueurs de bébés. On n’a qu’a se rappeler des premiers ministres israéliens, de Saddam Hussein en déclarant la guerre contre l’Iran, de Milosevic et sa campagne d’extermination ethnique contre les musulmans, et la liste est encore longue pleine de pleurs et de sang .
Le second type comprend des politiciens qui n’ont jamais tenu une arme à feu, qui n’ont jamais pris une décision militaire, et n’ont jamais signé un acte de guerre. Ils sont présidents, députés et ministres, qui prennent des décisions stratégiques économiques et sociales qui, certes, n’ôtent pas la vie aux gens, mais tuent leurs espoirs et leurs aspirations.
Ce que nous vivons aujourd’hui en Tunisie est une sorte de meurtre de masse, mais pas le genre qui nécessite des charniers, mais plutôt l’enterrement de l’espoir et des rêves …. C’est comme ca qu’on tue un pays !

Quelles sont les armes de destruction massive de l’année 2013?

L’histoire se répète-elle aux Etats Unis d’Amérique?

Par les temps qui courent, et grâce à internet et à l’accès facile à l’information, on ne pourrait pas se plaindre d’une pénurie des adeptes de la  théorie du complot, qui lancent leurs « certitudes » à qui veut bien les croire.  boston police

Les derniers événements du marathon de Boston nous ramènent près de 12 ans en arrière, à 2001. Que vous croyez que les attaques du 11/9 étaient l’œuvre d’Al Qaida ou étaient juste une manœuvre machiavélique  afin détourner l’opinion publique mondiale ainsi que les chars et les missiles américains contre l’Irak, cela importe peu. Le plus important est que cela a donné lieu à une guerre de 10 ans dont personne n’en voulait à l’exception de Bush, Cheney et leurs acolytes, une guerre dont les séquelles financières et humaines seront marquées à jamais, une guerre qui a divisé des nations entières probablement pour toujours. La machine infernale qui s’appelle la manipulation médiatique s’était mise à travailler, en échange de millions de dollars de contrats, pour créer l’ennemi de la nation,  le monstre qui squatte cette terre  à l’autre bout du monde. Cette guerre a servi les intérêts de plusieurs personnes et organisations, alors qu’elle a presque détruit un pays riche en histoire et en culture, en mettant les  arabes musulmans dans le tourbillon d’une bataille sans fin  qui les oppose les uns contre les autres.

On nous dit aujourd’hui que les terroristes responsables de l’attentat de Boston étaient frères d’origine tchétchène qui ont immigré aux Etats-Unis en 2003, ils ont demandé et obtenu l’asile. Dix ans plus tard, pour des raisons encore inconnues, ils ont décidé de faire exploser des innocents lors d’une journée qui a longtemps marqué l’histoire de la région de Boston. Si, en fait, ces deux jeunes hommes étaient responsables de ces crimes horribles, j’espère qu’ils porteront tout le poids du système judiciaire.suspects
Mais là où je commence à douter de la sincérité des nouvelles publiées et, par extension, de la séquence des événements, c’est quand presque chaque publication met l’accent sur le fait que ces deux personnes sont d’origine musulmane, que l’un d’entre eux prie et avait dans sa possession un livre de prière, et qu’il était devenu un chiite. Tout peut être vrai, tous les détails peuvent être pertinents pour l’enquête, mais pas pour ceux qui cherchent à en faire une affaire politique.

Que pourrait cacher cet agenda politique, si toutefois il existe? Serait-ce la loi controversée sur l’immigration que défend Obama? Ou serait-ce la nouvelle loi sur le contrôle des armes à feu qui a été rejetée, même si 90% étaient en faveur de son adoption? Quelles seront les armes de destruction massive de l’année 2013?

Women under attack, children too

Violence against women in Tunisia has taken on a new dimension and has become a national dilemma that must be condemned and acted upon by the authorities and by society as a whole. Sadly, and based on well documented cases, our government tends to regard violence against women largely as a private matter between individuals, and not as a pervasive human rights problem requiring State intervention.

Violence against women takes a dismaying variety of forms, from domestic abuse and rape to child marriages and may be soon, female circumcision. All are violations of the most fundamental human rights.

It is true that violence, in all its forms, existed under the previous regime of Ben Ali, but was kept away from the television screens and the front pages of newspapers. It is also true that due to access to social media and relative freedom of the media, we have become more aware of the extent of this social disease.

I do believe that we are witnessing a frightening phenomenon due to some of men’s newly found attitudes towards women, fueled by ignorance and lack of sensitivity. Furthermore, I believe some of these attitudes towards women are organically homegrown, fed by extremist religious views imported by preachers and religious peddlers. It may also be lack of respect, empathy and total disregard for basic human rights, led by a makeshift government that has done everything in its power, except protect women and children.

As I read about the rape of a young girl in day care in La Marsa, a handicapped little child, and a female dancer in Sousse,  I am of the opinion of the existence of hundreds many more cases that go unnoticed in other parts of the country. Many little girls go to sleep frightened of males they are supposed to love, and wives terrified of being sexually attacked by drunken husbands.

We must press for immediate legal action against those who perpetrate organized violence against children and women. I am especially sad of the little attention these cases received from civil society today as a march was organized in front of the ministry of women.

Our elected officials in the ANC must implement national legislation to end violence against women and children. We must, as a “civilized” society, immediately move to organize shelters, legal aid and other services for girls and women at risk, and counseling and rehabilitation for perpetrators.

Qui protège nos femmes et nos enfants ?

La violence contre les femmes en Tunisie a pris une nouvelle dimension pour devenir un dilemme national. Elle doit être condamnée par les autorités et par la société entière.
Malheureusement, et me basant sur des sources sérieuses, il semblerait que notre gouvernement tende à penser que la violence faite aux femmes est un sujet privé, entre individus et non un problème relevant des droits de l’homme et exigeant une intervention de l’Etat.beatenwoman

 

 

 

 
La violence faite aux femmes prend des formes très différentes, de la violence conjugale au viol, au mariage des enfants et peut-être bientôt même à l’excision. Chacune de ces formes est une violation des Droits de l’Homme les plus fondamentaux.
Il est vrai que, sous le régime de Ben Ali, la violence existait déjà, maintenue à l’écart des télévisions et des « unes » des journaux. Il est également vrai qu’avec l’avènement des médias sociaux, et la nouvelle liberté des medias, nous sommes devenus plus conscient de l’étendue de cette plaie sociale.
Je crois vraiment que l’émergence de ce phénomène effroyable est liée à certaines nouvelles attitudes masculines vis-à-vis des femmes, renforcées par l’ignorance et le manque de sensibilité ; des attitudes résultant d’un phénomène endogène, encouragé par les prêcheurs et charlatans venus d’ailleurs. Enfin ces attitudes sont le résultat d’une négligence totale, d’un manque d’empathie et de respect des droits de l’homme les plus basiques de la part d’un gouvernement de fortune qui aura tout fait sauf protéger les femmes et les enfants.
En lisant les articles sur le viol d’une enfant en crèche à La Marsa, une petite enfant handicapée, et d’une danseuse à Sousse, je suis certain qu’il existe des centaines d’autres cas dans toutes les régions du pays et dont nous n’entendons jamais parler : des centaines de petites filles qui s’endorment terrorisées par des hommes qu’elles sont censées aimer, des centaines d’épouses terrifiées d’être abusées sexuellement par leurs époux en état d’ébriété.
Nous devons exiger que la justice sévisse immédiatement contre ceux qui commettent des violences sur femmes et enfants. Je suis très attristé par le peu d’attention et de soutien que la société civile a porté à ces causes aujourd’hui puisque la marche de protestation devant le Ministère de la Femme n’aura mobilisé qu’une minorité.
Nos élus de l’ANC, doivent légiférer de manière à décourager et arrêter toute violence faite aux femmes et aux enfants. Nous nous devons, en tant que société « civilisée », de nous unir pour organiser des abris, des refuges, pour fournir du conseil et de l’assistance juridique et tout autre service pour femmes et filles en danger, comme nous nous devons de fournir encadrement et réhabilitation pour les auteurs des violences.

Leadership Locomotove theory

Today, Salafist leaders have called for a large march in front of the US embassy in Tunis to express their displeasure with the amateur YouTube movie depicting the prophet Mohamed saws and Islam in a negative way. Preventing them from organizing and peacefully demonstrating would be against everything we have been fighting for – freedom of expression and assembly. I assume they will gather and chant and burn flags and then run home to their Facebook accounts, wearing their Chinese made imitation Nike shoes, and drinking their American made sodas.

What if things turn really ugly? What if this march ends in tear gas, violent exchanges between demonstrators and police, flag burning, or maybe even an attempt to breach the embassy compound leading to live bullets and may be extreme violence like in Libya, Egypt, or Yemen?

Will we hear the usual rhetoric form civic and political leaders? Will we hear our president or prime minister apologize to the Americans for such barbaric acts of a “small group of religious extremists”? Will we hear condemnations blah blah blah.

What we will not hear any leader, Tunisian or Arab for that matter, is to tell the citizen of his country they are a bunch of hypocrites, that they are responsible for how the world views them, that they should be responsible for their own actions. That we cannot hold a country like the US responsible for the acts of a citizen who chose to express his views, however sick they are, when we are fighting for the same liberties in our own countries.

What Tunisian leader today is courageous enough and willing to pay such political price, at a time of electorate battle, and look his people in the eye and tell them what hurts, instead of what they want to hear? Such leadership does not yet exist, and it is exactly what our nation, and the Arab nation needs to survive, with dignity.

Le vrai ennemi du citoyen Tunisien – sa citoyenneté

«Nous avons rencontré l’ennemi et l’ennemi, c’est nous” dixit Pogo.
Aujourd’hui, je ressens la même chose que Pogo. Je pense que nous sommes entrain de nous battre et les uns contre les autres. Nous sommes devenus l’ennemi numéro un de la Tunisie et le plus grand obstacle à sa réussite.
Nous avons oublié comment être critique face à nous-mêmes et reconnaître nos faiblesses. Pourtant c’est le seul moyen d’être de meilleurs citoyens.

Nous avons renoncé à toute critique constructive de peur que notre critique ne soit considérer comme trop sévère et que nous nous retrouvions isolés. Nous sommes devenus une société polarisée qui sacralise la pensée de groupe au détriment de la pensée individuelle.
Je pense que le pire ennemi que nous devrons vaincre n’est pas un parti politique soutenant une idéologie qui nous est étrangère ni des radicaux extrémistes qui veulent gangrener notre pays encore moins une puissance militaire envahissante; notre pire ennemi c’est nous-mêmes. Nous, le peuple de la Tunisie, qui autrefois étaient fières d’être juste Tunisiens , qui partageaient la joie des victoires de nos équipes sportives ainsi que la peine de leurs défaites, nous sommes ce peuple qui s’est toujours retrouvé soudé l’autre lorsqu’il s’agit de maladies ou de catastrophes naturelles, qui savait regarder au-delà du sifsari ou la Malya,de la jebba et du Kabbous , de la mini jupe et des jeans serrés. Certains d’entre nous ont choisi d’aller à la prière, d’autres de se diriger vers le bar du coin, chacun pensait pour lui et ne se préoccupait pas des choix de son voisin.
Nous voulons tous quelque chose, mais très peu sont prêts à donner. Nous pensons trop à nous-même et très peu aux autres. Nous voulons tous nos droits, mais on ne parle jamais de nos ..RESPONSABILITÉS.
Lorsque le jeune respecterait le vieux, l’élève valoriserait son professeur, quand les lois seraient respectées, nous n’aurions pas d’ennemi parce que nous serions une seule entité solide. Personne ne peut vaincre une société unie.
Aujourd’hui, hélas nous nous sommes permis d’être facilement brisés en mille morceaux. Nous sommes devenus nos propres pires ennemis.On a sacrifié notre civilité en croyant que nous nous débarrassons de notre faiblesse, mais nous avons oublié qu’une société sans civilité est une société brisée.
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